vendredi 19 juin 2009

Rencontre de la Ministre responsable des Aînés, mardi 16 juin 2009.

Notre délégation était composée de Philippe Defeyt, Anita Gancwajch, Bernard Dutrieux et Christophe Ernotte ; accompagnés de Mr Charles Houard, délégué officiel de la Communauté française Wallonie-Bruxelles à Québec.

La Ministre, Mme Marguerite Blais, présente une bonne partie de la réunion était entourée notamment du Sous-Ministre adjoint aux Aînés du Ministère de la Famille et des Aînés, Mr Michel Hamelin, outre des membres de son Cabinet.


Mme Blais et Monsieur Hamelin






La Ministre nous a présenté l'état préoccupant du vieillissement de la population du Québec : il faudra seulement 29 ans pour que la proportion de personnes âgées passe de 12 à 24 %. Sachant que 87 % de la population vit à domicile et 3% dans -ce que nous appelons-une maison de repos.

Dés lors, en 2007, Mme Blais a été nommée ministre dédiée exclusivement aux aînés et ce notamment suite à un large consultation publique entamée en 2005. La vision du Gouvernement s'articule sur le développement d'une société pour tous les âges en vue de permettre aux personnes de vivre dans un environnement favorisant leur vieillissement actif et leur épanouissement. Il est donc question d'un regard actif sur le vieillissement qui s'articule sur le maintien et la réintégration en emploi, la participation citoyenne, le bénévolat, la promotion des saines habitudes de vie et du loisir actif pour se maintenir en bonne santé.


Divers obstacles font l'objet d'une attention particulière : la maltraitance, la pauvreté et les préjugés. Dans ce cadre, Mme Blais et Mr Hamelin se sont montrés très intéressés par le récent décret de la Région wallonne concernant la maltraitance des personnes âgées ainsi que la création de l'agence, sur les projets pilotes concernant l'ouverture de familles d'accueil pour personnes âgées. Gage de futurs échanges entre nous dans l'avenir.

Cette politique du Gouvernement se développe par :

- l'établissement de partenariats avec de nombreux acteurs nationaux, régionaux , locaux, communautaires et associatifs,
- l'adaptation continue des politiques et programmes aux réalités démographiques,
- par l'empowerment (tiens, tiens) des personnes et communautés,
- des moyens nouveaux sur les services de proximité, des projets-pilotes "Municipalités, amies des aînés" (auquel la ville de Namur notamment participe),
- des nouveaux et ambitieux projets : un plan de lutte contre la maltraitance et la formation d'un comité interministériel permanent de 15 sous-ministres sur les questions transversales d'une société vieillissante (croisement des interventions et de la nature des besoins).

Ces éléments étant contenu dans un plan stratégique 2008 - 2012.

D'autres projets novateurs nous ont été expliqués notamment concernant des plans d'action pour les aidants proches (200 millions $ sur 10 ans dont 50 sur pied d'une donation privée), le soutien d'expérience concluante ("Le Balluchon Alzheimer"), ...

En fin d'entretien, nous avons pu échanger longuement avec Mr Hamelin qui -lui aussi- nous a fait partager sa maîtrise et son enthousiasme sur ces questions ; manifestant un intérêt certain sur la politique menée en Belgique.

Sans nul doute, notre réseau s'est élargi et des contacts se poursuivront au-delà des frontières.

Anita et Christophe.

Ambiance belgo-québécoise

Trois exploirateurs à la conquête de Québec (Daniel, Champlain et Christophe)

Savourons l'instant à québec...

Expédition vers Québec...

Vue du CSSS de la Montagne sur Montréal

Ah les mains, il faut bien se les laver ....


Un bon petit déjeuner....





jeudi 18 juin 2009

Visite du centre de jeunesse de Montréal + Dans la rue

Ce jeudi, nous avons eu la chance de rencontrer Marilyn Bell, gestionnaire du programme d'insertion sociale et du PQJ; René Girardeau, responsable du projet de réinsertion sociale; Linda Casey, responsable du projet d'employabilité et Dominique, responsable du projet "La vie la vie". Le site "Mont Saint Antoine" est composé d'un centre de jour et de plusieurs unités d'hébergement pour garçons de 12 à 14 ans et de 15 à 17 ans.




- Le programme"la vie la vie" vise l'accompagnement des jeunes vers l'autonomie à travers la réalisation d'activités pratiques. Ce programme est constitué de deux volets: un volet axé sur l'alimentation (menu, courses, confection d'un repas) et un autre sur des thématiques précises (logement, santé, emploi, Budget, vêtements et trucs et astuces).

Ce programme ressemble très fort au programme d'autonomie que nous avons conçu au centre MENA de Assesse.

- Le projet d'employabilité comprend quatre étapes d'un parcours d'intégration à l'emploi: la préemployabilité, l'employabilité, la recherche et l'intégration. Au Québec, les jeunes ont des parcours scolaires décousus. Il est donc nécessaire de valoriser leurs compétences personnelles et de leur permettre de réaliser des expériences en milieu professionel. C'est ce qui leur permettra par la suite de pouvoir mettre en valeur leur potentiel.

- Le projet de réinsertion sociale consiste à favoriser l'intégration des adolescents qui sont hébergés. L'objectif du programme est d'accompagner chaque adolescent en le soutenant dans l'actualisation d'un projet de vie réaliste compte tenu de son histoire d evie, de ses capacités et de son réseau social.

Dans le cadre de cette matinée, nous avons eu l'occasion de visiter une unité de réadaptation sociale et de la comparer à notre propre structure d'accueil. Il est à noter que très peu de MENA sont finalement accueillis dans ce type de structure.

L'après-midi fut consacrée à la rencontre de Chantal Fredette, criminologue et Lise Durocher, éducatrice spécialisée-sexologue et spécialiste en toxicomanie. Ces deux passionnées du travail social nous ont expliqué comment elles ont pu construire leurs différents projets axés sur la sexualité, la toxicomanie et la problématique de la gang. Leur philosophie de travail consiste en une approche de réduction des méfaits. Dans chaque projet, la méthodologie est la même, à savoir: la création d'un guide d'accompagnement et d'intervention pour les travailleurs sociaux, la mise en place d'un réseau relais, la mise en place d'un programme de formation à destination des professionnels et la création d'outils à destination des jeunes.

Enfin, notre journée s'est terminée par la rencontre de Michelle Bourassa, formatrice et professeur aux facultés de psychologie de l'Université d'Ottawa. Celle-ci nous a présenté son outil d'évaluation et son analyse du fonctionnement du cerveau. Cette rencontre nous servira probablement dans le cadre du projet FER que nous menons actuellement au centre MENA de Assesse.


Valérie, Marjorie et Stéphanie

En ce qui concerne notre groupe, Christophe, Daniel, Bernard ,Maud et moi-même nous allons au service "Dans La rue" , service pour jeunes sans abris destinés aux jeunes de 12 à 35 ans.
Ce service existe depuis 20 ans et a été créé par POPS, un prêtre pensionné qui s'était ému de la situation des jeunes confrontés à la rue et à la prostitution.
C'est avec un van qu'il se rendait auprès des jeunes pour répondre à leurs besoins.
Actuellement le service qui a beaucoup évolué dispose de locaux et prépare un accueil tous les jours pour les jeunes avec repas gratuit. Les jeunes peuvent bénéficier d'entretiens,d'activités diverses. Prochainement un psychiatre fera également une permanence.

Trois principes de base de leur intervention :
1°) le refus de la situation acceptée par les jeunes
2°) il faut aller où les mômes se trouvent
3°) l'accueil est inconditionnnel

Actuellement le service est réparti entre un bus itinérant, un centre de jour et un centre d'hébergement d'urgence.
Sylvain Flamand directeur du centre nous explique aussi l'organisation des réunions entre les personnes membres du personnel au nombre de 65 et 40 bénévoles.
Visiblement, Sylvain maîtrise aussi la théorie et c'est avec plaisir que nous échangerons avec lui par mail....
Cette visite nous a beaucoup marqué.

Fabienne et le groupe

mercredi 17 juin 2009

Visite à l'association des centres de jeunesse de Montréal

Journée très riche en échanges de nouveau !!!

Nous avons rencontré l'équipe des coordinateurs provinciaux du PQJ c'est-à-dire Programme Qualification des Jeunes.
Dans la province de Québec, il y a un centre de jeunesse par région, c'est-à-dire 16.
Les centres de jeunesse ont pour mission principale d'aider les jeunes en difficulté un peu similairement aux SAJ en Belgique.


Le PQJ est proposé à des jeunes placés en institutions ou en famille d'accueil. Seulement 10 % des mineurs peuvent bénéficier du programme soit, environ 500 jeunes. Ils sont encadrés par 50 éducateurs formés de manière spécifique au PQJ.

Les points forts et à retenir de ce programme sont :
- L'éducateur qui prend en charge le jeune est extérieur à toutes institutions.
- Il se consacre totalement au jeune. 1/2 journée est consacrée à chaque jeune par semaine.
- Le rythme est très important car on prend le TEMPS. Le programme s'étend sur 3 ans, avec des étapes précises pour préparer le jeune à la vie adulte.
- Ici, la fonction d'EDUCATEUR prend tout son sens concrètement. C'est la plus-value du programme.
- Les axes privilégiés de travail sont la qualification, le développement d'un réseau social et l'autonomie. Les étapes sont la sensibilisation, l'information et le relais.
- Peu importe le parcours du jeune, l'éducateur ne le lâche pas pour éviter les ruptures souvent nombreuses déjà dans le parcours du jeune.
- L'accent est mis sur "l'empowerment", le pouvoir d'agir, d'action du jeune.
- Utilisation de l'outil ACLSA . C'est notre EVA-GOA (adapté en Belgique par l'université de Liège) que nous sommes en train d'explorer actuellement au centre MENA. Le grand plus du programme réside cependant dans la philosophie d'action et d'accompagnement ce qu'il nous manque à notre avis.

Il est à noter qu'ils rencontrent très peu la problématique des MENA. Nous ne savons pas réellement pour quelles raisons mais la prise en charge est différente d'un point de vue culturel et dans l'accompagnement.
Ce point les a interpellés.

L'équipe rencontrée était très attentive et intéressée par les actions menées au sein de notre centre et plus particulièrement sur l'outil "carnet de route pour analphabètes" mis en place dans le cadre des mises en autonomie.

L'après-midi, nous avons rencontré l'équipe de Jean Boislard qui nous a présenté son projet qui s'intitule : "Plan de cheminement vers la vie autonome".
Ils se sont inspirés d'un projet anglais qui visait à détecter les jeunes dans le besoin. L'objectif était de mettre en place le réseau utile permettant d'éviter les ruptures sociales qui peuvent se produire à 18 ans. Le projet de Jean Boislard est de créer une grille d'évaluation qui pourrait être utilisée par tous les intervenants qui gravitent autour du jeune ayant 15 ans et 10 mois accomplis. L'objectif étant de détecter les besoins des jeunes avant 18 ans, pour se laisser le temps de pouvoir agir.

Ils ont donc décider d'adapter l'outil ACLSA que beaucoup connaissent déjà. Ils nous ont présenté le dispositif qu'ils comptent lancer dans 6 régions au mois de septembre en tant que projet pilote.

Valérie, Stéphanie et Marjorie

mardi 16 juin 2009

Entre Montréal, Québec et presque la Gaspésie

L'équipée de Montréal:

Le matin, nous avons rendez-vous avec trois organismes du quartier de Côte-des-Neiges.
Catherine Montgomery et Roger Côté du CSSS de la Montagne vont nous piloter au cours de cette matinée.

Nous allons tout d'abord visiter un service communautaire en alimentation Multicaf.
Ce service implanté au coeur du quartier prépare des repas (1,25$), distribue des colis 3 fois semaine à toute personne qui en éprouve le besoin : pas de conditions particulières, pas d'enquête sur les ressources. Le public qui s'adresse à eux est multiculturel, de tous âges mais certaines personnes migrantes sont relativement bien diplômées.
Parmi le public, certains éprouvent des difficultés de santé mentale.
Les personnes qui y travaillent de manière salariée ont des contrats relativement précaires et ne savent pas toujours si ceux-ci seront reconduits. Les subsides proviennent de la ville et du ministère social. Ils distribuent également des repas aux écoles car les enfants ici n'ont pas de repas complets préparés aux sein des écoles et comme certains enfants arrivaient sans pic nic, l'association "envoye" des repas. Les personnes qui préparent peuvent être des bénévoles ou des personnes "TIG" ayant une peine de travail à effectuer.

Un peu plus loin, nous nous rendrons dans une école de francisation (une commission scolaire Pauline Julien, chanteuse québécoise) un peu l'équivalent de notre"Lire et Ecrire " belge mais ici il s'agit d'une véritable école de français spécialisée et financée par le Ministère de l'Education. Les enseignants dépendent de ce ministère et sont des professeurs de français. Une technicienne sociale est à la disposition des élèves et vérifie leur assiduité, effectue des bilans et les aide à régler les problèmes éventuels. Les élèves sont introduits dans les classes par niveau (de 1 à 6) selon leurs apprentissages précédents. Une attestation leur est délivrée en fin de formation.
Pour terminer cette matinée, il est vrai un peu au pas de course, nous rencontrons Jean Isseri, Directeur du Carrefour Jeunesse-Emploi. Le service s'adresse aux jeunes jusque 35 ans.
L'ojectif est d'être au plus prêt du public et de répondre aux demandes de formation, de recherche d'emploi voire même d'études. Un peu notre Carrefour emploi formation couplé à certaines activités de nos Maisons de l'Emploi.
Jean a notamment développé des outils méthodologiques et statistiques permettant de mieux saisir les problématiques et mieux identifier la population.
Ce type de diagnostic et de bilans a été en quelque sorte un modèle pour les autres services du même type répartis au Quebec. Le directeur nous enverra plus de renseignements par mail.
C'est avec regret que la matinée se termine.
Cet après-midi, nous avons visité le CSSS La Montagne où nous avons rencontré:

- Cécile Rousseau pédopsychiatre, chercheuse et enseignante à ses heures;
- Catherine Montgomery, chercheuse;
- Grâce Chammas, du PRAIDA;
- Anne Vandenbosschelle, travailleur social en milieu scolaire;
- Josiane Legard, anthropologue au Travail social au CSSS et chercheuse.



Cet après-midi fut une véritable aubaine pour nous car nous avons eu la chance de rencontrer trois des six chercheurs qui effectuent des recherches approfondies sur le thème de l'immigration. Toutes ces drôles de dames nous ont exposé quelques sujets intéressants en cours d'analyse et de réflexion.

Parmi le panel de personnes présentes figurait Anne, une travailleuse sociale qui a eu l'occasion de travailler en Belgique pendant trois ans au CIRE et qui connaissait donc bien les limites de l'accueil des demandeurs d'asile et les difficultés du travailleur social en Belgique.

Par la suite, nous avons eu la chance de rencontrer Grâce qui travaille au PRAIDA, programme régional d'accueil et d'intégration des demandeurs d'asile et qui nous a exposé la mission du service. Elle a rapidement dressé un profil du parcours migratoire des clients pris en charge. Plusieurs points ont retenu notre attention:

- au PRAIDA, un protocole de dix actions à poser est appliqué dès l'accueil des demandeurs d'asile. Il favorise une homogénéité dans l'accompagnement des bénéficiaires.
- Le PRAIDA est présent aux côtés des demandeurs d'asile dès la première déposition à l'office d'immigration, que l'on soit mineur ou majeur. Leur présence est indispensable.
- le système d'accueil des demandeurs d'asile favorise davantage une prise en considération des capacités de la personne et évite ainsi une forme d'assistanat perpétuel que l'on peut rencontrer dans notre système d'accueil.
- Tout comme chez nous, les MENA sont pris en charge de manière spécifique. Cependant, il existe toujours un vide juridique concernant la tutelle de ces enfants, même s'ils ont des représentants désignés au sein de l'équipe du PRAIDA, dont la mission est d'encadrer au maximum leur demande d'asile.

La journée fut malheureusement trop courte et nous n'avons pas pu aborder les nombreux sujets qui nous intéressaient (récit de vie, santé mental). Nous avons toutefois réussi à décrocher un second rendez-vous pour vendredi.

Marjorie, Valérie, Fabienne et Stéphanie

lundi 15 juin 2009

Journée de travail à l'Ordre des travailleurs sociaux du Québec



Lundi 15 juin

Ce matin nous voilà partis au 235, boulevard Crémazie Suite 520 à la rencontre des travailleurs sociaux de l'Ordre.


Un débat animé autour du sens d'un ordre professionnel, l'importance de la déontologie et de l'éthique en travail social. Il faut savoir que l'ordre comprend 5600 membres qui cotisent 500 dollars par an pour être membre. Ils ont un titre réservé en tant que travailleur social ce qui implique une affiliation à l'ordre.

Nous avons eu l'occasion de présenter l'UVCW et la Fédération des CPAS avec les missions spécifiques du Centre Public d'Action Sociale. Quel travail social au sein des CPAS, entre aide et contrôle? Et le pouvoir de décision dédié au conseil de l'action sociale et aux mandataires politiques... Surprenant pour les québécois. Chez eux, l'enquête sociale est faite par des inspecteurs du ministère et l'accompagnement social est pris en charge par les travailleurs sociaux des services sociaux et de santé.


En après-midi, plusieurs débats: le rôle de la Féwasc, l'évolution du travail en social en CPAS, la supervision, le gestionnaire de cas, la formation continue... et la formation initiale (comparaison de nos cursus, au vu d'échanges de travailleurs sociaux, à évaluer...).

Allez à demain!
Valérie

La gang des petits belges au Québec

Et vive le métro de Montréal : Laurent, Valérie, Tania et Valentine


Anita, Myriam et Anne

En ballade au jardin botanique, Stéphanie, Daniel et Bernard D.


A l'attaque des courses... : Bernard D, Fabienne, Stéphanie, Tania, Daniel et Bernard T.

Nous avons fêté comme il se doit l'anniversaire d'Anita! : Daniel, Anita, Anne et Marjorie.

Valérie, Tania et Laurent sur la rue Christophe Colomb.



La fête le samedi 13 juin, la délégation au complet: Anne, Maud, Caroline, Daniel, Bernard T, Laurent, Anita, Stéphanie, Valentine, Christophe, Tania, Valérie, Myriam, Fabienne, Philippe, Thérèse, Marjorie et Bernard D.