Nous avons rencontré l'équipe des coordinateurs provinciaux du PQJ c'est-à-dire Programme Qualification des Jeunes.
Dans la province de Québec, il y a un centre de jeunesse par région, c'est-à-dire 16.
Les centres de jeunesse ont pour mission principale d'aider les jeunes en difficulté un peu similairement aux SAJ en Belgique.
Le PQJ est proposé à des jeunes placés en institutions ou en famille d'accueil. Seulement 10 % des mineurs peuvent bénéficier du programme soit, environ 500 jeunes. Ils sont encadrés par 50 éducateurs formés de manière spécifique au PQJ.
Les points forts et à retenir de ce programme sont :
- L'éducateur qui prend en charge le jeune est extérieur à toutes institutions.
- Il se consacre totalement au jeune. 1/2 journée est consacrée à chaque jeune par semaine.
- Le rythme est très important car on prend le TEMPS. Le programme s'étend sur 3 ans, avec des étapes précises pour préparer le jeune à la vie adulte.
- Ici, la fonction d'EDUCATEUR prend tout son sens concrètement. C'est la plus-value du programme.
- Les axes privilégiés de travail sont la qualification, le développement d'un réseau social et l'autonomie. Les étapes sont la sensibilisation, l'information et le relais.
- Peu importe le parcours du jeune, l'éducateur ne le lâche pas pour éviter les ruptures souvent nombreuses déjà dans le parcours du jeune.
- L'accent est mis sur "l'empowerment", le pouvoir d'agir, d'action du jeune.
- Utilisation de l'outil ACLSA . C'est notre EVA-GOA (adapté en Belgique par l'université de Liège) que nous sommes en train d'explorer actuellement au centre MENA. Le grand plus du programme réside cependant dans la philosophie d'action et d'accompagnement ce qu'il nous manque à notre avis.
Il est à noter qu'ils rencontrent très peu la problématique des MENA. Nous ne savons pas réellement pour quelles raisons mais la prise en charge est différente d'un point de vue culturel et dans l'accompagnement.
Ce point les a interpellés.
L'équipe rencontrée était très attentive et intéressée par les actions menées au sein de notre centre et plus particulièrement sur l'outil "carnet de route pour analphabètes" mis en place dans le cadre des mises en autonomie.
L'après-midi, nous avons rencontré l'équipe de Jean Boislard qui nous a présenté son projet qui s'intitule : "Plan de cheminement vers la vie autonome".
Ils se sont inspirés d'un projet anglais qui visait à détecter les jeunes dans le besoin. L'objectif était de mettre en place le réseau utile permettant d'éviter les ruptures sociales qui peuvent se produire à 18 ans. Le projet de Jean Boislard est de créer une grille d'évaluation qui pourrait être utilisée par tous les intervenants qui gravitent autour du jeune ayant 15 ans et 10 mois accomplis. L'objectif étant de détecter les besoins des jeunes avant 18 ans, pour se laisser le temps de pouvoir agir.
Ils ont donc décider d'adapter l'outil ACLSA que beaucoup connaissent déjà. Ils nous ont présenté le dispositif qu'ils comptent lancer dans 6 régions au mois de septembre en tant que projet pilote.
Valérie, Stéphanie et Marjorie
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