vendredi 19 juin 2009

Rencontre de la Ministre responsable des Aînés, mardi 16 juin 2009.

Notre délégation était composée de Philippe Defeyt, Anita Gancwajch, Bernard Dutrieux et Christophe Ernotte ; accompagnés de Mr Charles Houard, délégué officiel de la Communauté française Wallonie-Bruxelles à Québec.

La Ministre, Mme Marguerite Blais, présente une bonne partie de la réunion était entourée notamment du Sous-Ministre adjoint aux Aînés du Ministère de la Famille et des Aînés, Mr Michel Hamelin, outre des membres de son Cabinet.


Mme Blais et Monsieur Hamelin






La Ministre nous a présenté l'état préoccupant du vieillissement de la population du Québec : il faudra seulement 29 ans pour que la proportion de personnes âgées passe de 12 à 24 %. Sachant que 87 % de la population vit à domicile et 3% dans -ce que nous appelons-une maison de repos.

Dés lors, en 2007, Mme Blais a été nommée ministre dédiée exclusivement aux aînés et ce notamment suite à un large consultation publique entamée en 2005. La vision du Gouvernement s'articule sur le développement d'une société pour tous les âges en vue de permettre aux personnes de vivre dans un environnement favorisant leur vieillissement actif et leur épanouissement. Il est donc question d'un regard actif sur le vieillissement qui s'articule sur le maintien et la réintégration en emploi, la participation citoyenne, le bénévolat, la promotion des saines habitudes de vie et du loisir actif pour se maintenir en bonne santé.


Divers obstacles font l'objet d'une attention particulière : la maltraitance, la pauvreté et les préjugés. Dans ce cadre, Mme Blais et Mr Hamelin se sont montrés très intéressés par le récent décret de la Région wallonne concernant la maltraitance des personnes âgées ainsi que la création de l'agence, sur les projets pilotes concernant l'ouverture de familles d'accueil pour personnes âgées. Gage de futurs échanges entre nous dans l'avenir.

Cette politique du Gouvernement se développe par :

- l'établissement de partenariats avec de nombreux acteurs nationaux, régionaux , locaux, communautaires et associatifs,
- l'adaptation continue des politiques et programmes aux réalités démographiques,
- par l'empowerment (tiens, tiens) des personnes et communautés,
- des moyens nouveaux sur les services de proximité, des projets-pilotes "Municipalités, amies des aînés" (auquel la ville de Namur notamment participe),
- des nouveaux et ambitieux projets : un plan de lutte contre la maltraitance et la formation d'un comité interministériel permanent de 15 sous-ministres sur les questions transversales d'une société vieillissante (croisement des interventions et de la nature des besoins).

Ces éléments étant contenu dans un plan stratégique 2008 - 2012.

D'autres projets novateurs nous ont été expliqués notamment concernant des plans d'action pour les aidants proches (200 millions $ sur 10 ans dont 50 sur pied d'une donation privée), le soutien d'expérience concluante ("Le Balluchon Alzheimer"), ...

En fin d'entretien, nous avons pu échanger longuement avec Mr Hamelin qui -lui aussi- nous a fait partager sa maîtrise et son enthousiasme sur ces questions ; manifestant un intérêt certain sur la politique menée en Belgique.

Sans nul doute, notre réseau s'est élargi et des contacts se poursuivront au-delà des frontières.

Anita et Christophe.

Ambiance belgo-québécoise

Trois exploirateurs à la conquête de Québec (Daniel, Champlain et Christophe)

Savourons l'instant à québec...

Expédition vers Québec...

Vue du CSSS de la Montagne sur Montréal

Ah les mains, il faut bien se les laver ....


Un bon petit déjeuner....





jeudi 18 juin 2009

Visite du centre de jeunesse de Montréal + Dans la rue

Ce jeudi, nous avons eu la chance de rencontrer Marilyn Bell, gestionnaire du programme d'insertion sociale et du PQJ; René Girardeau, responsable du projet de réinsertion sociale; Linda Casey, responsable du projet d'employabilité et Dominique, responsable du projet "La vie la vie". Le site "Mont Saint Antoine" est composé d'un centre de jour et de plusieurs unités d'hébergement pour garçons de 12 à 14 ans et de 15 à 17 ans.




- Le programme"la vie la vie" vise l'accompagnement des jeunes vers l'autonomie à travers la réalisation d'activités pratiques. Ce programme est constitué de deux volets: un volet axé sur l'alimentation (menu, courses, confection d'un repas) et un autre sur des thématiques précises (logement, santé, emploi, Budget, vêtements et trucs et astuces).

Ce programme ressemble très fort au programme d'autonomie que nous avons conçu au centre MENA de Assesse.

- Le projet d'employabilité comprend quatre étapes d'un parcours d'intégration à l'emploi: la préemployabilité, l'employabilité, la recherche et l'intégration. Au Québec, les jeunes ont des parcours scolaires décousus. Il est donc nécessaire de valoriser leurs compétences personnelles et de leur permettre de réaliser des expériences en milieu professionel. C'est ce qui leur permettra par la suite de pouvoir mettre en valeur leur potentiel.

- Le projet de réinsertion sociale consiste à favoriser l'intégration des adolescents qui sont hébergés. L'objectif du programme est d'accompagner chaque adolescent en le soutenant dans l'actualisation d'un projet de vie réaliste compte tenu de son histoire d evie, de ses capacités et de son réseau social.

Dans le cadre de cette matinée, nous avons eu l'occasion de visiter une unité de réadaptation sociale et de la comparer à notre propre structure d'accueil. Il est à noter que très peu de MENA sont finalement accueillis dans ce type de structure.

L'après-midi fut consacrée à la rencontre de Chantal Fredette, criminologue et Lise Durocher, éducatrice spécialisée-sexologue et spécialiste en toxicomanie. Ces deux passionnées du travail social nous ont expliqué comment elles ont pu construire leurs différents projets axés sur la sexualité, la toxicomanie et la problématique de la gang. Leur philosophie de travail consiste en une approche de réduction des méfaits. Dans chaque projet, la méthodologie est la même, à savoir: la création d'un guide d'accompagnement et d'intervention pour les travailleurs sociaux, la mise en place d'un réseau relais, la mise en place d'un programme de formation à destination des professionnels et la création d'outils à destination des jeunes.

Enfin, notre journée s'est terminée par la rencontre de Michelle Bourassa, formatrice et professeur aux facultés de psychologie de l'Université d'Ottawa. Celle-ci nous a présenté son outil d'évaluation et son analyse du fonctionnement du cerveau. Cette rencontre nous servira probablement dans le cadre du projet FER que nous menons actuellement au centre MENA de Assesse.


Valérie, Marjorie et Stéphanie

En ce qui concerne notre groupe, Christophe, Daniel, Bernard ,Maud et moi-même nous allons au service "Dans La rue" , service pour jeunes sans abris destinés aux jeunes de 12 à 35 ans.
Ce service existe depuis 20 ans et a été créé par POPS, un prêtre pensionné qui s'était ému de la situation des jeunes confrontés à la rue et à la prostitution.
C'est avec un van qu'il se rendait auprès des jeunes pour répondre à leurs besoins.
Actuellement le service qui a beaucoup évolué dispose de locaux et prépare un accueil tous les jours pour les jeunes avec repas gratuit. Les jeunes peuvent bénéficier d'entretiens,d'activités diverses. Prochainement un psychiatre fera également une permanence.

Trois principes de base de leur intervention :
1°) le refus de la situation acceptée par les jeunes
2°) il faut aller où les mômes se trouvent
3°) l'accueil est inconditionnnel

Actuellement le service est réparti entre un bus itinérant, un centre de jour et un centre d'hébergement d'urgence.
Sylvain Flamand directeur du centre nous explique aussi l'organisation des réunions entre les personnes membres du personnel au nombre de 65 et 40 bénévoles.
Visiblement, Sylvain maîtrise aussi la théorie et c'est avec plaisir que nous échangerons avec lui par mail....
Cette visite nous a beaucoup marqué.

Fabienne et le groupe

mercredi 17 juin 2009

Visite à l'association des centres de jeunesse de Montréal

Journée très riche en échanges de nouveau !!!

Nous avons rencontré l'équipe des coordinateurs provinciaux du PQJ c'est-à-dire Programme Qualification des Jeunes.
Dans la province de Québec, il y a un centre de jeunesse par région, c'est-à-dire 16.
Les centres de jeunesse ont pour mission principale d'aider les jeunes en difficulté un peu similairement aux SAJ en Belgique.


Le PQJ est proposé à des jeunes placés en institutions ou en famille d'accueil. Seulement 10 % des mineurs peuvent bénéficier du programme soit, environ 500 jeunes. Ils sont encadrés par 50 éducateurs formés de manière spécifique au PQJ.

Les points forts et à retenir de ce programme sont :
- L'éducateur qui prend en charge le jeune est extérieur à toutes institutions.
- Il se consacre totalement au jeune. 1/2 journée est consacrée à chaque jeune par semaine.
- Le rythme est très important car on prend le TEMPS. Le programme s'étend sur 3 ans, avec des étapes précises pour préparer le jeune à la vie adulte.
- Ici, la fonction d'EDUCATEUR prend tout son sens concrètement. C'est la plus-value du programme.
- Les axes privilégiés de travail sont la qualification, le développement d'un réseau social et l'autonomie. Les étapes sont la sensibilisation, l'information et le relais.
- Peu importe le parcours du jeune, l'éducateur ne le lâche pas pour éviter les ruptures souvent nombreuses déjà dans le parcours du jeune.
- L'accent est mis sur "l'empowerment", le pouvoir d'agir, d'action du jeune.
- Utilisation de l'outil ACLSA . C'est notre EVA-GOA (adapté en Belgique par l'université de Liège) que nous sommes en train d'explorer actuellement au centre MENA. Le grand plus du programme réside cependant dans la philosophie d'action et d'accompagnement ce qu'il nous manque à notre avis.

Il est à noter qu'ils rencontrent très peu la problématique des MENA. Nous ne savons pas réellement pour quelles raisons mais la prise en charge est différente d'un point de vue culturel et dans l'accompagnement.
Ce point les a interpellés.

L'équipe rencontrée était très attentive et intéressée par les actions menées au sein de notre centre et plus particulièrement sur l'outil "carnet de route pour analphabètes" mis en place dans le cadre des mises en autonomie.

L'après-midi, nous avons rencontré l'équipe de Jean Boislard qui nous a présenté son projet qui s'intitule : "Plan de cheminement vers la vie autonome".
Ils se sont inspirés d'un projet anglais qui visait à détecter les jeunes dans le besoin. L'objectif était de mettre en place le réseau utile permettant d'éviter les ruptures sociales qui peuvent se produire à 18 ans. Le projet de Jean Boislard est de créer une grille d'évaluation qui pourrait être utilisée par tous les intervenants qui gravitent autour du jeune ayant 15 ans et 10 mois accomplis. L'objectif étant de détecter les besoins des jeunes avant 18 ans, pour se laisser le temps de pouvoir agir.

Ils ont donc décider d'adapter l'outil ACLSA que beaucoup connaissent déjà. Ils nous ont présenté le dispositif qu'ils comptent lancer dans 6 régions au mois de septembre en tant que projet pilote.

Valérie, Stéphanie et Marjorie

mardi 16 juin 2009

Entre Montréal, Québec et presque la Gaspésie

L'équipée de Montréal:

Le matin, nous avons rendez-vous avec trois organismes du quartier de Côte-des-Neiges.
Catherine Montgomery et Roger Côté du CSSS de la Montagne vont nous piloter au cours de cette matinée.

Nous allons tout d'abord visiter un service communautaire en alimentation Multicaf.
Ce service implanté au coeur du quartier prépare des repas (1,25$), distribue des colis 3 fois semaine à toute personne qui en éprouve le besoin : pas de conditions particulières, pas d'enquête sur les ressources. Le public qui s'adresse à eux est multiculturel, de tous âges mais certaines personnes migrantes sont relativement bien diplômées.
Parmi le public, certains éprouvent des difficultés de santé mentale.
Les personnes qui y travaillent de manière salariée ont des contrats relativement précaires et ne savent pas toujours si ceux-ci seront reconduits. Les subsides proviennent de la ville et du ministère social. Ils distribuent également des repas aux écoles car les enfants ici n'ont pas de repas complets préparés aux sein des écoles et comme certains enfants arrivaient sans pic nic, l'association "envoye" des repas. Les personnes qui préparent peuvent être des bénévoles ou des personnes "TIG" ayant une peine de travail à effectuer.

Un peu plus loin, nous nous rendrons dans une école de francisation (une commission scolaire Pauline Julien, chanteuse québécoise) un peu l'équivalent de notre"Lire et Ecrire " belge mais ici il s'agit d'une véritable école de français spécialisée et financée par le Ministère de l'Education. Les enseignants dépendent de ce ministère et sont des professeurs de français. Une technicienne sociale est à la disposition des élèves et vérifie leur assiduité, effectue des bilans et les aide à régler les problèmes éventuels. Les élèves sont introduits dans les classes par niveau (de 1 à 6) selon leurs apprentissages précédents. Une attestation leur est délivrée en fin de formation.
Pour terminer cette matinée, il est vrai un peu au pas de course, nous rencontrons Jean Isseri, Directeur du Carrefour Jeunesse-Emploi. Le service s'adresse aux jeunes jusque 35 ans.
L'ojectif est d'être au plus prêt du public et de répondre aux demandes de formation, de recherche d'emploi voire même d'études. Un peu notre Carrefour emploi formation couplé à certaines activités de nos Maisons de l'Emploi.
Jean a notamment développé des outils méthodologiques et statistiques permettant de mieux saisir les problématiques et mieux identifier la population.
Ce type de diagnostic et de bilans a été en quelque sorte un modèle pour les autres services du même type répartis au Quebec. Le directeur nous enverra plus de renseignements par mail.
C'est avec regret que la matinée se termine.
Cet après-midi, nous avons visité le CSSS La Montagne où nous avons rencontré:

- Cécile Rousseau pédopsychiatre, chercheuse et enseignante à ses heures;
- Catherine Montgomery, chercheuse;
- Grâce Chammas, du PRAIDA;
- Anne Vandenbosschelle, travailleur social en milieu scolaire;
- Josiane Legard, anthropologue au Travail social au CSSS et chercheuse.



Cet après-midi fut une véritable aubaine pour nous car nous avons eu la chance de rencontrer trois des six chercheurs qui effectuent des recherches approfondies sur le thème de l'immigration. Toutes ces drôles de dames nous ont exposé quelques sujets intéressants en cours d'analyse et de réflexion.

Parmi le panel de personnes présentes figurait Anne, une travailleuse sociale qui a eu l'occasion de travailler en Belgique pendant trois ans au CIRE et qui connaissait donc bien les limites de l'accueil des demandeurs d'asile et les difficultés du travailleur social en Belgique.

Par la suite, nous avons eu la chance de rencontrer Grâce qui travaille au PRAIDA, programme régional d'accueil et d'intégration des demandeurs d'asile et qui nous a exposé la mission du service. Elle a rapidement dressé un profil du parcours migratoire des clients pris en charge. Plusieurs points ont retenu notre attention:

- au PRAIDA, un protocole de dix actions à poser est appliqué dès l'accueil des demandeurs d'asile. Il favorise une homogénéité dans l'accompagnement des bénéficiaires.
- Le PRAIDA est présent aux côtés des demandeurs d'asile dès la première déposition à l'office d'immigration, que l'on soit mineur ou majeur. Leur présence est indispensable.
- le système d'accueil des demandeurs d'asile favorise davantage une prise en considération des capacités de la personne et évite ainsi une forme d'assistanat perpétuel que l'on peut rencontrer dans notre système d'accueil.
- Tout comme chez nous, les MENA sont pris en charge de manière spécifique. Cependant, il existe toujours un vide juridique concernant la tutelle de ces enfants, même s'ils ont des représentants désignés au sein de l'équipe du PRAIDA, dont la mission est d'encadrer au maximum leur demande d'asile.

La journée fut malheureusement trop courte et nous n'avons pas pu aborder les nombreux sujets qui nous intéressaient (récit de vie, santé mental). Nous avons toutefois réussi à décrocher un second rendez-vous pour vendredi.

Marjorie, Valérie, Fabienne et Stéphanie

lundi 15 juin 2009

Journée de travail à l'Ordre des travailleurs sociaux du Québec



Lundi 15 juin

Ce matin nous voilà partis au 235, boulevard Crémazie Suite 520 à la rencontre des travailleurs sociaux de l'Ordre.


Un débat animé autour du sens d'un ordre professionnel, l'importance de la déontologie et de l'éthique en travail social. Il faut savoir que l'ordre comprend 5600 membres qui cotisent 500 dollars par an pour être membre. Ils ont un titre réservé en tant que travailleur social ce qui implique une affiliation à l'ordre.

Nous avons eu l'occasion de présenter l'UVCW et la Fédération des CPAS avec les missions spécifiques du Centre Public d'Action Sociale. Quel travail social au sein des CPAS, entre aide et contrôle? Et le pouvoir de décision dédié au conseil de l'action sociale et aux mandataires politiques... Surprenant pour les québécois. Chez eux, l'enquête sociale est faite par des inspecteurs du ministère et l'accompagnement social est pris en charge par les travailleurs sociaux des services sociaux et de santé.


En après-midi, plusieurs débats: le rôle de la Féwasc, l'évolution du travail en social en CPAS, la supervision, le gestionnaire de cas, la formation continue... et la formation initiale (comparaison de nos cursus, au vu d'échanges de travailleurs sociaux, à évaluer...).

Allez à demain!
Valérie

La gang des petits belges au Québec

Et vive le métro de Montréal : Laurent, Valérie, Tania et Valentine


Anita, Myriam et Anne

En ballade au jardin botanique, Stéphanie, Daniel et Bernard D.


A l'attaque des courses... : Bernard D, Fabienne, Stéphanie, Tania, Daniel et Bernard T.

Nous avons fêté comme il se doit l'anniversaire d'Anita! : Daniel, Anita, Anne et Marjorie.

Valérie, Tania et Laurent sur la rue Christophe Colomb.



La fête le samedi 13 juin, la délégation au complet: Anne, Maud, Caroline, Daniel, Bernard T, Laurent, Anita, Stéphanie, Valentine, Christophe, Tania, Valérie, Myriam, Fabienne, Philippe, Thérèse, Marjorie et Bernard D.



dimanche 14 juin 2009

Photos...

Quelques photos pour ceux qui veulent nous voir en situation...











Notre délégation à la Mairie de Drumondville, avec au Centre la Maire de cette ville amie des aînés.


En route pour Sherbrooke...




Carnet de voyage

Vendredi 12 juin: impressions de voyage

Une grosse tristesse m'envahit au moment du départ.
Je ne peux prolonger les au revoir. Je dois "m'arracher" comme on arrache un arbre à sa terre même si ,au fond, je pars avec mes racines.
Il est 8 heures du matin à Bruxelles et je passe la porte B de l'embarquement.
Le vol Bruxelles Montréal est annoncé. J'ai retrouvé mes deux collègues d'Assesse.
Comme moi, elles donnent quelques signes d'anxiété.
Je reçois à ce moment là le message d'une collègue du bureau qui me souhaite un bon voyage.
Cela encourage ...
L'avion est un A310, l'équipage est canadien. La compagnie Air Transat.
Je prends ma place réservée dans l'avion. Les passagers sont multi culturels.
Je m'assieds à côté d'un couple de canadiens : impossible de se tromper en raison de ce terrible accent !
10h35 l'avion décolle. Tout se passe bien. L'avion prend vite de l'altitude. La température extérieure baisse très vite et on atteindra bientôt 10000 mètres d'altitude 830 kms heure.
Dehors il fera jusque - 50°.
Je commence à me détendre et je meurs de faim. Je n'ai rien su avaler avant de partir ...
J'engage la conversation avec mon voisin et ma voisine.
Ils me parlent de leur voyage en Belgique et de tout ce qu'ils ont visiter Bruges, Gand, Ostende, Bruxelles et Paris.
Ils ont apprécié notre nourriture équilibrée, nos monuments historiques et la gentillesse des habitants. C'est la première fois qu'ils viennent en Europe mais ce sont des habitués des voyages.
En hiver, lorsqu'ils ont envie de s'évader les quebecois apprécient les destinations comme Cuba ou le Mexique, en quelque sorte leur côte d'Azur avec la Floride bien sûr!
Ils regrettent juste que le temps n'ait pas été très beau pendant leurs vacances.
J'ai à côté de moi un chasseur de caribou. Il parcourt en camion quelques 2000 kms en hiver pour aller à la chasse et dans une semaine il part pêcher sur les grands lacs...C'est notre secrétaire qui serait content de parler avec lui !
J'apprends beaucoup de choses sur son pays qu'il me décrit au moyen des cartes d'informations qui passent pour les passagers et oui Jean Pierre (le Président) je prends un cours de géo !
Nous avons survolé Gand, puis l'Angleterre, nous montons vers le grand nord en se rapprochant du Groenland puis nous redescendons vers Montréal. Cela représente 6 mille kms.
J'apprends beaucoup de choses sur le Quebec et obtiendrait le point de vue d'un de ses habitants, un regard humain sur la situation économique et politique du pays. Le voyage ne me paraît pas trop long.

A l'approche de Montréal, nous avons reculé nos montres de 6 heures et nous atterrissons à 12h20 heure locale.
Le vol s'est bien déroulé : les passagers applaudissent dans l'avion (soulagés sans doute).
Nous débarquons et je dis au revoir à mes voisins de vol...

Il fait 24° et relativment chaud. Avec Stéphanie et Marjorie, nous prenons un taxi pour la rue Champelain au numéro 1814.
Le chauffeur est haïtien. Je remarque les gros camions comme dans les séries américaines.
Il nous dit qu'un ouvrier touche ici un salaire minimum de 9 dollars de l'heure et qu'en cas de chômage, le montant reçu est de 52 %. Voilà une première découverte sociale.
J'arrive et j'entends les voix de mes collègues de Rixensart et de Braine le Château.
Je suis contente de retrouver des visages connus.
Nous projetons de partir vers le Vieux Montréal. Un mélange de grands immeubles un peu à l'américaine,des boutiques multiculturelles et des odeurs de cuisine de tous pays.
On meurt de faim. On arrive Place Jacques Cartier; cela ressemble un peu à Montmartre.
Nos collègues nous racontent leurs visites sociales.
Il fait beau et le soir tombe. Nous rentrons par le le métro et malgré l'heure tardive, il y a beaucoup de monde .
Il doit être 4 heures du matin en Belgique et je me demande comment j'ai pu tenir le coup moi qui suis plutôt une couche tôt.
Je m'endors rapidement mais je me réveille à une heure du matin car il est 7 heures en Belgique, l'heure habituelle de mon réveil.
J'en profite pour écrire ces quelques lignes.
Demain nous verrons Bernard et Valérie pour la suite du programme ...
Fabienne Cpas de Péruwelz

Québec ...






Vendredi 12 juin

Départ de Montréal pour une expédition de trois heures de route vers la belle ville de Québec! Pour vous donner une idée, c'est comme faire Ostende-Arlon :-) sans GPS. Nous quittons Daniel et Bernard qui sont chargés d'accueillir Fabienne, Marjorie et Stéphanie.

Un peu stressés, quelques minutes de retard, nous embarquons dans les deux voitures l'équipe au complet! Vive nos deux chauffeurs : Valentine et Bernard.

Nous arrivons à Charlesbourg (arrondissement de la ville de Québec) après avoir "un peu tourné en rond", nous sommes accueilli par le chargé de mission VADA. Une partie de la gang nous quitte pour se rendre à la Résidence Wilfrid Lecours.

Nous avons juste le temps de nous faire un tour de table pour se présenter que nous sommes à inviter à manger dans une brasserie du coin, spécialité la viande de Wapiti. Nous constatons la présence organisée et bien représentée des groupes d'aînés au sein du projet VADA. Le président du comité de pilotage est le président du groupement d'aînés de Charlesbourg (un arrondissement avec 65% d'aînés de plus de 65 ans). Sur les sept villes pilotes VADA, c'est le seul qui n'a pas réalisé les groupes focus...

Après le repas, nous avons rencontré des représentants des clubs d'aînés, membres de la puissante Fadoq, la fédération la plus importante d'aînés du Québec. L'objet de nos discussions: la participation des clubs au sein du processus VADA. Notre discussion a surtout porté sur la volonté d'intégrer dans le dispositif les aînés isolés, qui ne bénéficient d'aucun services et ne participent à aucun réseau. Un débat animé nous amené sur le sujet des retraites. Nous avons constaté des évolutions similaires à celles que nous connaissons. D'une part, il y a une tendance à reculer la retraite et d'autre part, sans que le phénomène n'atteigne l'ampleur de ce qui se passe aux Etats-Unis, des retraités sont obligés de reprendre une activité professionnelle pour des raisons financières.

Nous (Valérie et Philippe) lâchons Myriam, Anne et Bernard dans le vieux Québec pour nous rendre au Minsitère, rencontrer Véronique Martin, conseillière au Secrétariat des aînés et qui est en charge de la réalisation du projet Villes Amies des Aînés au Québec pour sept villes : la MRC Abitibi-Témiscaminque, Rivière-du-Loup, Rimouski, Drummondville, Sherbrooke, Charlesbourg, et Granby.

Elle nous retrace l'historique du projet et la volonté de la Ministre des Aînés, Madame Blais, à implanter VADA au Québec avec une première phase (sur 3 ans) de recherche-action pilotée par Suzanne Garon et Marie Beaulieu du Centre de recherche du vieillissement de Sherbrooke. Une deuxième phase va être lancée pour d'autres villes d'ici l'automne. Un fameux budget (de 2 millions de dollars canadiens) est engagé pour soutenir le projet. Il implique une politique globale des aînés au sein de la politique des familles. Il ne faudrait pas limiter le projet aux aînés mais aussi à toutes les générations. En anglais, le projet VADA est "Cities age frendly".

Nous retenons l'importance d'impliquer le conseil municipal au projet, d'engager un membre de l'admnistration porteur du projet sur le terrain et de constituer un solide comité de pilotage représentatif de tous les partenaires du réseau des aînés. Projet à suivre...

Valérie, Myriam, Anne, Philippe et Bernard.


Anita, Laurent, Tania, Caroline, Thérèse et Valentine se sont rendus à la résidence Wilfrid Lecours qui accueille une centaine de personnes âgées en légère perte d'autonomie.

Les conditions pour entrer : être âgé de 55 ans et plus et pouvoir réaliser seul ou avec l'aide d'autrui les actes de la vie quotidienne. Il s'agit d'un logement social à loyer modéré qui privilégie les personnes à faibles revenus (le montant du loyer représente 25% des revenus). Ce logement se situe dans un quartier autrefois abandonné mais en cours de réhabilitation : l'objectif étant d'y réinstaurer une mixité sociale.

Le bâtiment en carré encercle une cour intérieure très verdoyante qui abrite même un petit colibri ! Chaque logement comprend une ou deux chambres, un espace cuisine et salle de séjour, une salle de bain adaptée et de nombreux espaces de rangement. En un mot, nous dirions que les logements sont bien fenestrés et généreusement giclés ! Une vue sur le jardin ou sur l'école agrémente le séjour des habitants.

Autre point important : l'obligation de prendre un repas de midi à la cafétaria communautaire avec un double objectif : assurer une socialisation et rompre l'isolement des habitants et garantir la viabilité de la cafétéria gérée par une entreprise d'économie sociale (réinsertion de personnes handicapées mentales).

Wilfrid Lecours fait partie d'un ensemble plus large comprenant plus de 1000 logements. Chaque résidence peut décider de mettre sur pied une association d'habitants qui sont accompagnés par une équipe de professionnels (travailleurs sociaux et animateurs). Un pamphlet reprend l'ensemble des activités proposées et mises sur pied avec la commission scolaire. Un des futurs objectifs est d'ouvrir davantage la résidence aux habitants du quartier en leur permettant de participer aux activités actuellement réservées à la seule résidence.

Nous passons une merveilleuse soirée sous un ciel étoilée dans le coeur historique de Québec pour rentrer dans la nuit à Montréal!

Vive la fin de semaine...

samedi 13 juin 2009

Carpe Diem (enfin, presque)

Jeudi 11 juin.

A nouveau, l'équipe se sépare en trois groupes. Le premier (ou le second, c'est selon) s'est à nouveau déplacé hors de Montréal, pour rejoindre Sherbrooke, son université réputée dont et surtout son équipe de recherche chargée de l'implémentation du projet VADA (voir message précédent pour l'explication de l'acronyme).


Nous prenons un taxi depuis la gare des bus (en réalité, l'ancienne et typique gare ferroviaire) de la ville pour nous rendre à l'hôpital où sont installés les services universitaires. Cette intégration des chercheurs aux services publics nous semble très profitable. Étonnamment, les services de santé sont loin d'être les seuls concernés, d'autres disciplines étant concernées (le fonctionnement multidisciplinaire est la règle ici).

Après quelques démonstrations (notamment d'une recherche sur les capacités à conduire au-delà d'un certain âge - ou plutôt en fonction de capacités physiques, sensitives et cognitives), nous avons pris un rapide repas puis sommes rentrés dans le vif du sujet.

Ce fut l'occasion d'en apprendre davantage sur le processus méthodologique de VADA, tel que construit par l'équipe de Marie Beaulieu. Trois étapes principales: diagnostic de l'état des lieux, plan d'action, mise en oeuvre; importance de l'implication municipale dans le projet, de la priorisation des attentes sont les points fondamentaux de la démarche. Le processus des focus groups, qui interroge quatre groupes de personnes suivant leur âge et leur niveau socio-économique, en conservant une parité homme-femme dans chacun, trois groupes de membres d'associations du milieu, et un groupe de proches aidants, nous fut également décrit.

Le retour fut très agréable, malgré l'intervention ferme d'un autochtone pour remettre à leur place nos bavardes impénitentes, qui n'ont plus osé rien dire de tout le trajet (ce qui a accessoirement permis à l'ensemble du car de dormir)*

Laurent, Valérie, Myriam, Anne, Anita et Philippe.

* ceci est bien entendu une boutade, les deux susmentionnées créant au contraire un gazouillis bien agréable à l'oreille et participant surtout à la bonne humeur du groupe d'une manière telle qu'on se demande comment on aurait pu s'en passer (et ce n'est pas du second degré)


Pour le second groupe, rencontre inoubliable au programme, Nicole Poirier et sa petite unité de vie pour personnes désorientées : Carpe Diem. Nous sommes accueillis très chaleureusement par toute l'équipe, nous déposons nos sacs et vestes, et la rencontre commence. Une maison familiale, un aménagement discret et "comme chez soi", tout est fait pour éliminer le cadre hospitalier ou l'image institutionnelle. Le personnel est en civil, les bénévoles et les stagiaires se mêlent aux habitants et il nous est difficile de définir qui est qui ! Ce qui n'est d'ailleurs plus du tout nécessaire ! Ici, pas de barrière aux escaliers, pas de bavoirs ou de distribution généralisée des médicaments ... la prise de risques fait partie de la vie (de la maison). Une dame, épouse d'un ancien résident nous explique son bonheur d'avoir accompagné son mari pendant plus de 10 ans à Carpe Diem (durée rare mais qui s'explique peut-être par l'humanité présente au sein des lieux). Elle continue à venir donner un coup de main au sein de la maison. A Carpe Diem, la continuité des services n'est pas un vain mot : les membres du personnel vont à domicile, rencontrer les personnes âgées et leurs proches pour faciliter la mise en contact, renforcer la continuité et la familiarité mais également proposer des services tels que les courses.

Les personnes âgées peuvent venir en journée à la maison, participer à la vie quotidienne, et créer des liens avec les autres habitants. Parfois un séjour à plus long terme s'installe : on est loin des entrées institutionnelles en urgence, de la souffrance d'un "placement". Pas de forcing ! Ainsi, Nicole Poirier nous relate un exemple touchant : un couple dont le monsieur souffre de la maladie d'Alzheimer, était accompagné à domicile, le personnel proposait qu'il vienne habiter à Carpe Diem mais le monsieur n'était pas prêt. Au moment des vacances d'été, Nicole Poirier avait du personnel en moins et elle a expliqué à ce monsieur qu'elle avait besoin de son aide en raison de ce manque d'effectifs. Le monsieur a accepté de venir pour trois jours, avec son épouse, dans une chambre commune ! Et les trois jours durent depuis 18 mois ....

A l'heure actuelle, se dessine un projet pour prolonger au maximum la continuité de l'accompagnement par la création d'un lieu de fin de vie proche de Carpe Diem, avec la même équipe. C'est ce qui manquait au projet.

Par les anecdotes qu'elle évoquait, nous avons découvert que Nicole Poirier dispose de toute évidence de réelles capacités de gestion d'équipe. Elle même doit régulièrement ranimer auprès de tout un chacun les valeurs et le sens de leur travail. Son souhait le plus cher est que l'équipe de Carpe Diem soit tellement imprégné qu'elle puisse continuer sans sa présence et que ce type d'approche se diffuse à l'infini. Nous sommes prêts à prendre le relais de l'autre côté de l'Atlantique.

Valentine, Tania, Caroline et Thérèse.

Le troisième groupe est reçu par Jean-François AUBIN à la Maison de la Solidarité de Trois - Rivières, ancien établissement scolaire racheté par les associations.
Nous prenons rapidement un lunch au snack communautaire de ECOF-CEDEC composé d'un "sous-marin" accompagné d'une "Griffon".
Une fonctionnaire du Centre local d'emploi du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Christine, nous décrit le système d'aide sociale financière et les compétences en matière d'emploi de son service.
Le CLE de Trois-Rivières participe à un projet pilote depuis 2001, Place au Soleil, visant la réinsertion de jeunes mamans.
Marie-Josée, "femme-orchestre" de COMSEP-Emploi (Centre d'Organisation mauricien de services et d'éducation populaire www.comsep.qc.ca) nous fait découvrir par la visite des vastes locaux les projets mis en oeuvre.
Jean-François conclut la journée par la présentation de l'action de revitalisation de quartier menée par ECOF-CEDEC qui s'apparente au travail d'une agence de développement local mais qui va au-delà du seul volet économique. Jean-François est un habitué de la Belgique puisqu'il entretient des relations étroites avec Mission locale de Forest.
Nous avons terminé la journée dans un "cinq à sept" qui était loin d'être sec.

Bernard et Daniel

jeudi 11 juin 2009

Popotte & Vill.A.D.A



Mercredi 10 juin

Une équipée est restée sur Montréal, tandis que l'autre s'en est allée à Drummondville avec son char.

Montréal

Le matin, visite d'une expérience communautaire: la Popotte roulante. L'objectif de la Popotte est double: la préparation et la distribution de repas chauds pour les personnes âgées ou fragilisées du quartier, et la réinsertion et la mise à l'emploi de personnes en situation de handicap. Ce service est assuré par un tiers de personnel salarié, un tiers de bénévoles et un tiers de personnes en perte d'autonomie. 700 repas complets sont livrés par semaine, au prix de 3,00 €.
L'après-midi, expérience géniale, la coopérative Emile Nelligan. Un groupe de personnes âgées de plus de 50 ans s'est investi dès la conception du projet pour assurer la construction de 148 appartements gérés en coopérative. Cet immeuble comprend des appartements à une ou deux chambres. La gestion de l'immeubles est entièrement assumée par les locataires réunis en divers comités. Une spécialiste en communication les accompagne pendant une année avec l'objectif d'une gestion autonome.
Nous avons déjà une candidate belge pour les rejoindre dès le 1er juillet 2022... Elle mettra à profit son expertise d'infirmière retraitée.

Drummondville

Privés de GPS, nous avons perdu un certain temps avant de découvrir la ressource communautaire Les Myosotis, une charmante maison où se balancent les rocking chairs. Nous avons été reçus par Ghislaine, la coordinatrice de la maison et Sylvie, la conseillère Ville Amie Des Aînés de la municipalité de Drummondville. Dix personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer y résident, six personnes peuvent y être accueillies en centre de jour et une personne en lit répit. C'est une osbl (organisation sans but lucratif). Nous avons été frappés par l'investissement des professionnels, qui ont choisi cette filière par engagement personnel, et la qualité de vie des résidents.

Ensuite, nous nous sommes rendus à la municipalité de Drummondville, où nous avons été accueillis par l'équipe responsable de la Ville, dont la mairesse, et les porteurs du projet VADA (Ville Amie Des Aînés). Après une visite du bureau de la mairesse et de la salle du conseil municipal, où les amitiés Drumondville-Braine-l'Alleud ont pu être réactivées (par l'entremise de Bernard Taymans et Myriam Leleu), les deux villes étant jumelées depuis une quarantaine d'années, nous avons pris un repas dont la tartelette nappée de sirop d'érable ne fut pas le moment le moins goûteux.

L'après-midi, nous sommes rentrés dans le vif du sujet. Une présentation des initiatives bénévoles nous fut d'abord décrite, avec cette intéressante initiative que constitue "Télé-bonjour" (un appel téléphonique matinal personnalisé à chaque bénéficiaire du service), mais aussi les visites de bénévoles pour une simple discussion, etc. Enfin, le directeur général adjoint, Steven, le porteur du projet, Roberto, et la chargée de mission, Sylvie, nous l'ont décrit, nous informant notamment de la méthodologie intensément participative du projet (nombreux allers-retours entre la population, les responsables et le comité de pilotage constitué des diverses associations concernées et d'un élu notamment). L'ampleur du travail de terrain ainsi que la volonté de concertation nous ont fortement impressionnés. La concertation est à présent terminée, les priorités du plan d'action permettant de définir les actions concrètes sont en phase d'être définies.

Le programme de la journée ne nous avait cependant pas totalement épuisés. A peine arrivés à 19h, le souper étant prêt, nous avons décidé de partir en promenade pour quelques instants. Mais c'était sans compter sans notre boulimie. De point d'intérêt en point d'intérêt, au bout de trois heures de marches qui nous ont menés du quartier gay au Montreal interlope à l'architecture destructurée, puis au quartier du spectacle, jusque à la basilique (en gros, toute la rue Ste Catherine), pour enfin rejoindre le Vieux Montreal (très "Tintin en Amérique" sans vouloir vexer nos amis québecois) et le port. Nos jambes ne nous portant plus, nous sommes revenus en métro et nous sommes goulument jetés sur le reste de Minestrone de la veille.

Anita Gancwajch, Anne Jaumotte, Myriam Leleu, Valérie Desomer, Laurent Nisen

mardi 9 juin 2009

CSSS Cavendish

Aujourd'hui, contrairement aux prévisions enthousiastes des premiers arrivés, il pleut... des hallebardes! On est tous trempé en arrivant dans un ... centre d'achat. Et oui, le CSSS Cavendish (anciennement le CLSC Réné-Cassin) se situe dans un grand centre commercial, très accessible pour les usagers. Il est situé dans le quartier juif de Montréal (80% anglophones et 20% francophones).

Un petit déjeuner aux brioches nous attend avec l'accueil de la directrice générale du CSSS. Ensuite, nous sommes invités par Kevin Hayes, directeur des services multidisciplinaires, à faire notre shopping, c'est-à-dire à rencontrer les intervenants dans différents "kiosques" et échanger sur leurs projets : les aidants naturels, les abus des aînés, la santé mentale, le maintien à domicile, le programme de prévention des chutes, les organismes communautaires et la recherche. La matinée fut trop courte pour faire le tour complet mais cette découverte des kiosques était très riche.

Après une visite express d'un centre d'accueil de jour du CHSLD le plus proche, on ne s'est pas "pogné le cul" pour un bon repas partagé avec toute l'équipe du CSSS.

L'après-midi, les membres de la délégation belge ont exposé leurs travaux avec enthousiasme et passion! Les québecois ont manifesté leur intérêt par des questions multiples sur l'aide sociale octroyée par les CPAS, la maison de repos St Joseph, la loi de dépénalisation de l'euthanasie, la maltraitance, les aidants proches, les mouvements d'aînés, le carnet mémoire de vie, etc.

Au moment du départ, nous étions dans l'eau chaude car nous avions perdu une personne de la délégation, égarée dans les couloirs de la recherche.

Après l'avoir récupérée, nous sommes rentrés par les voies du métro québecois et avons fait un debriefing durant lequel se sont croisés nos impressions et analyses des deux journées.

Tot straks en de volgende keer. Punt.


Valérie & Myriam


N.B. Il a plu à boire debout toute la journée!

Début de la cueillette de données

Suite aux derniers événements aériens, nous démarrons de Bruxelles non sans appréhension. Heureusement, le chiffre 7 nous portera chance: 7 juin, 7 personnes, Boeing 747, notre vol se passe sous les meilleurs auspices.



Après une agréable visite guidée par le chauffeur de taxi, on est rendu rue Champlain. Accueil chaleureux, logement agréable, chambres personnalisées. On ne nous a pas pris pour des valises.






Le guide du Routard nous a orienté sur le Batothaï pour un repas copieux. On était tanné et on s'est effondré sous nos douillettes.

Lundi première heure, départ de la première gang pour le CSSS Jardins Roussillon à La Prairie. Echanges avec la directrice du PPALV-DP (Personnes en Perte d'Autonomie Liée au Vieillissement et Déficience Physique), Marie-Christine Letellier, la conseillère-cadre aux projets cliniques à la DGAC-SP (Direction Générale Adjointe Clinique et Santé Publique), Paule Laramée et Sylvie Girouard et Martine Larose, deux travailleuses sociales qui nous dispensent la formation sur les gestionnaires de cas.

Pendant ce temps, la seconde gang se rend à la Table de concertation pour les associations des personnes âgées de la région de Montréal. Présentation de l'historique de la table, du contexte politique, des associations membres, des objectifs et des actions entreprises, notamment en termes de besoins en mobilité.



Les deux groupes se retrouvent ensuite au CSSS Jardins Roussillon. Exposés intéressants sur l'implantation des RSI (Réseaux de services intégrés), sur les ressources intermédiaires et sur la gestion du continuum de services pour les PPALV. La journée se termine par une visite du CHSLD (Centre d'Hébergement et de Soins de Longue Durée) et d'une ressource intermédiaire.

Notons que les expressions et particularités québecoises ne se marquent pas uniquement dans le langage courant mais également dans les acronymes désignant leurs réalités institutionnelles.

Bonjour et à bientôt.

Myriam, Tania et Laurent

dimanche 7 juin 2009

Premiers arrivés

Vendredi 5 juin 2009: voyage sans histoire si ce n'est une heure et demie de retard au décollage. Une histoire de valve de vidange au réservoir d'eau potable de notre Airbus A301.



15H00 heure locale, l'équipe de choc Anita Gancwajch (CPAS de Charleroi), Valérie Desomer et Bernard Dutrieux (Centre de Formation) est à pied d'œuvre. Elle se charge de préparer l'accueil des membres de la mission.



Quelques courses pour équiper les appartements, prévoir les petits déj' de toute l'équipe: finaliser les rendez-vous, plein de petits boulots à faire. Cela va durer quinze jours.


Nos abonnés de l'année dernière le savent: nous parlons toujours météo. Nous parlions de la hauteur de la neige en mars 2008. Juin 2009 se placera sous les auspices du soleil.


En rue les québécoises ont changé de tenue: les petits hauts et mini-jupes fleurissent et les terrasses sont prises d'assaut. Le printemps est bien là. Rue Sainte-Catherine, à proximité de notre logement, les hommes s'exhibent aussi.


Et puis, toujours dans les jardins, les écureuils viennent glaner ici et là un bout de pain à chaparder. Anita se charge de les nourrir.



Ce dimanche, nous attendons Tania Wolkoff (CPAS de Liège), et puis arriveront ensemble notre collègue Thérèse Dumont (Centre de Formation), Valentine Charlot (asbl Le bien vieillir), Caroline Guffens et Philippe Defeyt (CPAS de Namur), Laurent Nissen (Université de Liège, service de démographie, personnes âgées et pauvreté), Anne Jaumotte (Mouvement des aînés, mutualités chrétiennes), et Myriam Leleux (gérontologue, professeur à l'ISSAH Mons).


Nous rejoignent mardi Daniel Hanquet (CPAS de Rixensart) et Bernard Taymans (CPAS de Braine-le-Chateau); vendredi Fabienne Defert (CPAS de Morlanwelz), Marjorie Vansteenkiste et Stéphanie Léonard (CPAS d'Assesse). Samedi prochain enfin arrivent Maud Verjus (CESEP) et notre Directeur Général Christophe Ernotte (Fédération des CPAS).


Mais nous reparlerons de tout cela dans les prochains jours.



Bernard Dutrieux,

Dimanche 7 juin, 10H38 heure locale.